C'est grave Dr Darwin ? L'évolution, les microbes et nous.

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Résumé

Comment de nouvelles maladies infectieuses apparaissent-elles et évoluent-elles ? Pourquoi certains antibiotiques cessent-ils d’être efficaces ? Les changements des modes de vie et les politiques de santé publique affectent-ils l’évolution des agents pathogènes ? Et dans quelle mesure l’espèce humaine est-elle façonnée par ses maladies ?

La médecine évolutionniste permet d’éclairer ces questions. De fait, les micro-organismes offrent l’un des exemples les plus remarquables d’évolution rapide. Le virus du sida, survenu voici environ un siècle, a connu cinq fois plus de générations que l’homme moderne depuis son apparition il y a cent mille ans. La lutte est donc déséquilibrée, d’autant que nous sommes des milliards mais que les microbes sont des milliards de milliards.

Les années 1980 ont sonné le glas de l’optimisme sanitaire avec la pandémie de sida et la généralisation des résistances aux antibiotiques. Depuis, ne cessent d’émerger des maladies infectieuses nouvelles (SRAS, grippe aviaire, ebola…) ou anciennes mais maintenant résistantes (tuberculose). En comprenant leur origine, on peut espérer les maîtriser et imaginer des traitements durables.


Radio


Presse

  • Interview par Jean-Luc Nothias dans le Figaro Santé (Peut-on prévoir les prochaines pandémies ?, le 22/02/2016).
  • Entrefilet dans le numéro d'avril 2016 de National Geographic France (n°199, page 140).
  • Article le 12/04/2016 de Christian Vachon pour la librairie Pantoute.
  • Revue par Luc Périno sur son blog.
  • Entrefilet de Xavier Huberson dans Payot l'hebdo.
  • Entrefilet dans le numéro d'avril 2016 de La Recherche (n°510, page 94).
  • Revue par Nathaniel Herzberg dans Le Monde Sciences & Médecine (Vie et mort des virus et autres microbes, le 27/04/2016).
  • Tribune dans Le Monde (pas directement liée au livre) pour critiquer les rémunérations au mérite (texte intégral ici).
  • Interview par Mathias Germain dans La Recherche (L'enjeu est de limiter la virulence des bactéries, n°515, septembre 2016).

Conférences


Errata / Mises à jour

  • p.13 : Une de mes corrections a été oubliée et le paragraphe du milieu devrait être : « [...] (« Évolution en santé et médecine »). Et peut-être certains obstacles ont-ils été exagérés. Ainsi, la phrase de 1967 citée en début de chapitre est souvent présentée comme extraite d’un discours que William H. Stewart aurait donné à la Maison Blanche (Washington DC). [...] "
  • p. 22 : Une nouvelle étude parue en janvier 2016 dans la revue Cell conclut que le ratio entre nos propres cellules et nos bactéries symbiotiques est moins déséquilibré que l'on ne pensait. Les bactéries ne seraient "que" aussi nombreuses que nos cellules.
  • p. 62 : Darwin n'était effectivement pas le naturaliste de bord initialement mais il n'était pas non plus médecin de bord. Il était là car le capitaine voulait un gentleman avec qui discuter (il s'entendait mal avec le médecin de bord qui était aussi le naturaliste de l'expédition). Pour plus de précisions, voir l'article de l'historien Harold L. Burstyn intitulé Si Darwin n'était pas le naturaliste du Beagle, que faisait-il à bord ?
  • p.96 : Là aussi une de mes correction a échappé à la vigilance des correcteurs car l'équation qui devrait être R0 = S0 (ln(S0)-ln(Sinfty))/(S0-Sinfty)
  • p.101 : Contrairement à ce qui est écrit, les moustiques du genre Culex peuvent transmettre les plasmodium aviaires ou reptiliens (mais pas ceux infectant l'homme).
  • p.101 : 1994 correspond à la date où un gène de Plasmodium reichnowi a été séquencé. Sa découverte quand à elle remonte à l'entre deux guerres (vers 1920).
  • p.103 : Si la découverte de Plasmodium falciparum a été une surprise pour la communauté, il faut préciser que certains avaient déjà des doutes. Ainsi, dans sa thèse soutenue en 2007, Linda Duval décrit un échantillon de plasmodium récolté dans un Gorille (l'échantillon GOR 233) qui se place juste à coté de Plasmodium falciparum dans la phylogénie.
  • p.119 : Ma formulation est incorrecte car nous avons évidemment plus d'une cinquantaines de mutations par rapport à un individu pris au hasard (à moins d'être jumeaux). Il fallait lire le nombre de différences qui seront toujours présentes si on compare votre génome à celui d'un voisin (disons quelqu'un à qui vous êtes un peu apparenté) pris au hasard.
  • p.155 : Ce sont les chloroplastes qui dérivent des cyanobactéries. Les mitochondries elles ressemblent plus aux rickettsies.
  • p.163 : Il s'agit de la moelle osseuse et non de la moelle épinière.
  • p.196 : Il y a eu 205 infections de chikungunya recensées en Italie lors de l'outbreak de 2007 et non 130 (plus de détails ici).


N'hésitez pas à me contacter pour me signaler toute autre imprécision !

Détails pratiques


Où se procurer le livre

Pour citer le livre :
Alizon S. (2016) C'est grave docteur Darwin ? L'évolution, les microbes et nous. Le Seuil, Paris, France, ISBN : 978-2021102925

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