Étude clinique PAPCLEAR

Cinétique et écologie des infections génitales causées par les papillomavirus humains (HPV) chez les jeunes femmes



CNRS
ERC
CHRU-MPL
EU

Les infections génitales HPV sont communes

Les infections génitales causées par les papillomavirus humains (HPV) sont extrêmement fréquentes. On estime que plus de 3 personnes sur 4 seront infectées au cours de leur vie. Heureusement, plus de 90 % de ces infections ne persistent pas. C'est ce qu'on appelle infections aigües (par opposition aux infections chroniques qui, elles, persistent). Pour plus de détails, voir notre brochure sur HPV.


Les infections aigües par HPV sont très mal connues

Comme elles sont bénignes et le souvent asymptomatiques, elles passent inaperçues et ne sont pas un problème de santé.


Il est important de comprendre ces infections bénignes

Cela peut sembler paradoxal pour des infections qui passent généralement inaperçues. Deux raisons les rendent importantes :

  1. Les infections qui deviennent chroniques et qui peuvent, pour certaines, conduire après plusieurs années à des cancers ont toutes à un moment fait face aux mêmes conditions que les infections aigües. Comprendre les infections aigües, c'est donc aussi comprendre pourquoi le virus n'est pas éliminé.
  2. Les vaccins mis en place depuis une dizaine d'années vont avoir pour effet de nous débarrasser en majorité des infections aigües. Si une réponse évolutive se produit de la part de la population virale, elle a toutes les chances de provenir de virus causant des infections aigües.

Comment les étudier ?

Pour comprendre ce qui se passe au cours des infections aigües par HPV, il faut étudier les virus bien sûr, mais aussi la réponse immunitaire et même le microbiote génital (voir notre brochure microbiote). De plus, nous sommes inégaux devant les infections du fait de notre histoire et de nos gènes, deux facteurs à prendre en compte.


L'étude clinique

Afin de décrypter le mystère des infections aigües par HPV, nous allons suivre 200 jeunes femmes en bonne santé. Certaines seront porteuses du virus et d'autres non. Les participantes, anonymes, auront des consultations tous les deux mois avec un médecin gynécologue (le Dr Teirlinck) et des infirmiers du CHRU de Montpellier. Au cours des consultations, seront réalisés un frottis cervico-vaginal, des prélèvements par écouvillon et éponges ophtalmiques et des prises de sang. Elles rempliront aussi un questionnaire détaillé. En plus des visites, les jeunes femmes réaliseront chez elles des auto-prélèvements, en particulier pour suivre les changements au sein du microbiote vaginal. Celles qui sont porteuses d'un HPV seront suivies jusqu'à la clairance ou alors jusqu'à ce que l'infection soit considérée comme persistante (soit 24 mois d'infection).


Quelles avancées scientifiques ?

Au final, cette étude permettra de répondre à de nombreuses interrogations :

  • Quelle est la dynamique (le terme technique est la cinétique) des infections aigües par HPV ?
  • Comment les HPV interagissent-ils avec la réponse immunitaire, en particulier la réponse innée ?
  • Comment varie le microbiote vaginal au cours du temps et a-t-il un rôle dans le déroulement de l'infection HPV ?
  • Existe-t-il des facteurs historiques ou génétiques qui affectent la cinétique de l'infection ou le risque de persistance ? (voir notre brochure sur le génome humain)
  • Le virus évolue-t-il au cours de l'infection ?
  • Différents types d'HPV interagissent-ils lorsqu'ils coinfectent une jeune femme ?
  • Quel est le rôle du hasard (ou stochasticité) dans la clairance d'une infection HPV ?

Interlocuteurs

  • Samuel Alizon, chercheur CNRS, coordinateur scientifique principal
  • Massilva Rahmoun, ingénieure de recherche CNRS, assistante en recherche clinique (ARC) de terrain
  • Dr Martine Teirlinck, médecin gynécologue, investigateure associée
  • Drs Michel Segondy et Nathalie Boulle, MCU-PH, co-coordinateurs scientifiques
  • Drs Vincent Tribout et Éric Picot, médecins du CeGIDD, investigateurs associés


Contact et détails

Vous avez entre 18 et 25 ans ? Pour plus de détails ou pour participer, vous pouvez contacter l'attachée de recherche clinique de terrain Massilva Rahmoun.


Pour plus de documentation sur les l'études, ses contraintes et les compensations prévues vous pouvez télécharger :


Pour plus de documentation sur les HPV et autres, vous pouvez télécharger :


Le promoteur de cette étude de recherche biomédicale est le CHU de Montpellier (191 avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier cedex 5).

Ce projet a reçu le financement de l'European Research Council (ERC) dans le cadre du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 de l'Union Européenne (projet EVOLPROOF, grant agreement No 648963).

Le contenu de ce site ne reflète que le point de vue de son auteur (Samuel Alizon) et ni l'European Research Council Executive Agency (ERCEA), ni le CHU de Montpellier, ni le CNRS ne peuvent se voir attribuer les idées qui y sont exprimées.